mercredi 24 février 2010

Just a place in the sun

Je pris la décision d'aller à Barcelone au lendemain matin de mon anniversaire en voyant les flocons de neige napper les rues d'Anvers aussi généreusement qu’une grand mère normande nappe ses fraises de chantilly. Une décision d’autant plus facilitée par l’effet de richesse temporaire que l’on ressent le jour de son anniversaire et par l’existence de compagnies low cost, god bless ryanair.

God bless également Yohan pour m'avoir accueilli dans son appartement de Gracia, véritable nid d'aigle dont l'accès exige de monter des marches de la hauteur de mes genoux sur presque 4 interminables étages. Un appartement qui constitue une épreuve sportive en lui même et donne des fesses de brésilien à qui a le mérite d'y habiter. Oui ; j’ai vérifié.

Outre les douloureuses courbatures on peut dire que le reste valait la peine. Sentir la brise marine un après midi d’hiver sur un voilier de 9 mètres, un vent frais qui claque le visage et que les chaleurs méditerranéennes rend presque moite. Déambuler insouciant les rues étroites de Gracia pour boire un café au lait assorti d’un sandwich de lard frit dans une des ces petites places rectangulaires entourés de platanes. 

Et puis surtout revoir les personnes qui compte et ont compté…

1er soir Moi Yohan et Ona
 
Le lendemain matin
 



lundi 1 février 2010

Convergence toward boboism

Certain de mes amis m’accusent de ressembler de plus en plus à ces bobos parisiens qui suivent les tendances qui passent telles de langoureux caméléons assis sur leur héritage post soixante-huitard, ce à quoi je reconnais à demi mot quelques points de ressemblance tout en gardant pour moi le bénéfice de la jeunesse et de la fougue.

Il faut dire que les apparences jouent contre moi. Sympathisant du MoDem, je me surprends parfois à ponctuer naturellement certaines phrases de réflexions convenues entendues le matin à France inter ou le week end à France Culture. Côté matériel j’ai récemment acquis un Mac Book pro en y ajoutant l’option d’une nouvelle télécommande en aluminium qui à l’utilisation se trouve être un objet aussi design qu’inutile. Objet qui trouve néanmoins parfaitement sa place dans un ensemble cohérent constitué autour de mes nouvelles enceintes LaCie et d’un poster dérobé de Jean Paul Sartre. Je loue également un vélo jaune à l’année et pense acheter un panier à mettre devant pour y loger Le Monde que j’achète une fois par semaine et quelques unes des courses que je fais au marché quand j’ai le temps.

Enfin et c’est l’objet de ce post,  je me suis mis à la mode du brunch le dimanche matin, brunch dont la qualité principal consiste à offrir une réponse pratique à la sempiternelle question de l’utilité d’un déjeuner ou d’un petit déjeuner entre midi et deux heures de l’après midi.

Dans le fond les bobos ont le mérite d’offrir une cadre de vie agréable à l’expression d’une superficialité nécessaire. N’est il pas ?.


 Un dimanche matin après midi


Le poster de JP dérobé