J’étais hier soir au Café capital, la boite branchouille techno d’Anvers où se rassemble la majorité des bobos bonne conscience flamands, tous trop fier de pouvoir vanter son toit en gazon tout en garant la volvo de papa. Douce contradiction... La désignation de « club » n’étant somme toute pas assez original, on préfère usurper le mot français de « café », il faut dire que ça sonne tellement mieux.
Le décor étant planté, 4h du matin, je franchis les portes battantes de la boite pour rentrer chez moi quand un videur me bloque. En bon clubber, je comprends que je dois attendre que d’autres personnes rentrent et me range donc docilement sur le côté, mais non personne la porte reste fermée. Le temps d'attente me permet de scruter cette masse de muscle au crane rasé un peu à l'étroit dans son blouson noir de football américain qui semble presque lui faire office de corset. Rendu insouciant par cette amusante observation, je retente ma chance en poussant moi même la barre métallique de la porte quand la même main m'entrave. Un peu confus je regarde la videur à la recherche d'explications mais la masse, agacée, me tend son autre main la paume vers la haut cette fois dans ce qui apparaît pour un maladroit tour de passe passe. Pas besoin d'être un anthropologue pour comprendre qu'il réclame de l'argent, l'iniquité physique et l'heure tardive me conduisent donc à sonder mes poches mais rien tout a déjà été dépensé. J'observe donc une mine désolé et lui fait comprendre que je n'ai rien sur moi. La porte si longtemps fermée s'ouvre alors violemment, victorieux je franchis le seuil pour enfin retrouver mon vélo que les lapins du parc on bien voulu laisser intact.
Je comprendrai plus tard que à l’image des dames pipi en France, il est de bon ton de laisser à la sortie quelques pièces aux videurs belges.
Le décor étant planté, 4h du matin, je franchis les portes battantes de la boite pour rentrer chez moi quand un videur me bloque. En bon clubber, je comprends que je dois attendre que d’autres personnes rentrent et me range donc docilement sur le côté, mais non personne la porte reste fermée. Le temps d'attente me permet de scruter cette masse de muscle au crane rasé un peu à l'étroit dans son blouson noir de football américain qui semble presque lui faire office de corset. Rendu insouciant par cette amusante observation, je retente ma chance en poussant moi même la barre métallique de la porte quand la même main m'entrave. Un peu confus je regarde la videur à la recherche d'explications mais la masse, agacée, me tend son autre main la paume vers la haut cette fois dans ce qui apparaît pour un maladroit tour de passe passe. Pas besoin d'être un anthropologue pour comprendre qu'il réclame de l'argent, l'iniquité physique et l'heure tardive me conduisent donc à sonder mes poches mais rien tout a déjà été dépensé. J'observe donc une mine désolé et lui fait comprendre que je n'ai rien sur moi. La porte si longtemps fermée s'ouvre alors violemment, victorieux je franchis le seuil pour enfin retrouver mon vélo que les lapins du parc on bien voulu laisser intact.
Je comprendrai plus tard que à l’image des dames pipi en France, il est de bon ton de laisser à la sortie quelques pièces aux videurs belges.

