lundi 26 octobre 2009

Bouncer’s tips

J’étais hier soir au Café capital, la boite branchouille techno d’Anvers où se rassemble la majorité des bobos bonne conscience flamands, tous trop fier de pouvoir vanter son toit en gazon tout en garant la volvo de papa. Douce contradiction... La désignation de « club » n’étant somme toute pas assez original, on préfère usurper le mot français de « café », il faut dire que ça sonne tellement mieux.

Le décor étant planté, 4h du matin, je franchis les portes battantes de la boite pour rentrer chez moi quand un videur me bloque. En bon clubber, je comprends que je dois attendre que d’autres personnes rentrent et me range donc docilement sur le côté, mais non personne la porte reste fermée. Le temps d'attente me permet de scruter cette masse de muscle au crane rasé un peu à l'étroit dans son blouson noir de football américain qui semble presque lui faire office de corset. Rendu insouciant par cette amusante observation, je retente ma chance en poussant moi même la barre métallique de la porte quand la même main m'entrave. Un peu confus je regarde la videur à la recherche d'explications mais la masse, agacée, me tend son autre main la paume vers la haut cette fois dans ce qui apparaît pour un maladroit tour de passe passe. Pas besoin d'être un anthropologue pour comprendre qu'il réclame de l'argent, l'iniquité physique et l'heure tardive me conduisent donc à sonder mes poches mais rien tout a déjà été dépensé. J'observe donc une mine désolé et lui fait comprendre que je n'ai rien sur moi. La porte si longtemps fermée s'ouvre alors violemment, victorieux je franchis le seuil pour enfin retrouver mon vélo que les lapins du parc on bien voulu laisser intact.

Je comprendrai plus tard que à l’image des dames pipi en France, il est de bon ton de laisser à la sortie quelques pièces aux videurs belges.

samedi 17 octobre 2009

Ping Pong at UA

Il y des loisirs qui ne trompent pas, le ping pong que je me refuse d'appeler "sport" en fait partie. À l'Université d'Anvers on peut avoir accès en libre service à toutes les installations sportives pour 15 euros par an seulement, alors vous pensez bien que j'en profite d'autant plus que les amphis sont juste en bas soit 20m à peu près.

Dans cette vidéo je décris donc l'un des mes passe temps favoris à savoir botter le cul des anglais après le cours de stratégie. Cette tâche s'inscrit donc dans un long processus qui s'étale sur un an environ, la prochaine sera botter de le cul des ritals, j'y travaille ce sera pour bientôt promis.

À ceux qui verront une complaisance de mon adversaire et qui s'apprêtent à déverser leur "fake" injurieux sur cette article , je répondrai que Demi mon adversaire anglais était au courant de la vidéo et que au contraire il souhaitait me faire mentir en essayant de gagner le point. Je pense que j'ai du le décevoir en réussissant un "ace" du premier coup et devant témoins => what-else !?

Pour ceux qui ne parle pas anglais voici la transcription, oui je sais c'est plein de fautes une bière à celui qui corrigera la phrase parfaite que j'aurai du dire.
"In my spare time, i like kick british's ass in ping pong just look... easy ! do it at home"




Merci au cameram "Gucci" mon ami japonnais et adversaire d'un soir

dimanche 11 octobre 2009

Brussel's marathon

L’idée est sortie de l’esprit d’un étudiant portugais à l’image de l’effusion d’un geyser, vaporeuse et surprenante de vivacité. Affalé sur une de ces banquettes de bistro garnie de velours gras, déchiré sur le dessus et encore imprégné de l’odeur des vingt dernier clients, Pedro encore vacillant des quelques pintes de bières bon marché décréta que « Si un étudiant Erasmus peut sortir quatre jours sur sept, danser, fumer, boire et se lever matin alors courir les 20km du semi marathon de Brussel ne devrait poser aucun problèmes ». Secouée par cette improbable force de conviction ou tout simplement choquée, l’assistance observa un court silence suivit d’un murmure brouillon, ce même murmure où chacun attend prudemment que les lignes bouges ou que quelqu'un prenne un risque. La soirée se termina finalement sur cet état d’attente qui dans ces conditions de défis sportif arrange peureux et téméraire.

La réalité du lendemain retrouvée, je suis peu enthousiaste à l’idée de courir 20km sans entraînement, pour une fois prudent je choisis de participer à l’épreuve des 4km. Quinze jours passent jusqu’au jour du départ.

Nuque raide et flemme envoûtante accompagnent ce réveil insolent du dimanche matin. Étirements effectués, fruits et café avalés en vitesse je parcours comme une ombre les quelques centaines de mètres qui séparent mon kot de la gare centrale, je suis un peu en retard. Mes compagnons d’infortune m’attendent sous la grande horloge où la je leur ai donné rendez vous. On m’apprend alors avec excitation que le train prévu n’est finalement pas là, nous arriverons sûrement trop tard. Pré course dans les couloirs du métro de Bruxelles, je prends les devant et suis comme un fil d'arianne les shorts, collants et t-shirt amples. 9h35, cinq minutes trop tard la course homme vient de partir il faudra courir avec les filles, pourquoi pas. Je me place sur la ligne de départ d’un air résigné et presque nonchalant, certain s’exclament et moquent le fait que l’anglais et moi sommes les seules garçons parmi ces 400 femmes prêtent à en découdre.

Le coup de pistolet donné c’est la bousculade générale, je cours d’un air fluet et double sans trop de difficultés gamines, et femmes obèses en quête de challenge. Je finis par me faufiler dans les quinze premier(e) que la grande avenue laissée vide pour l’occasion me permet de distinguer. L’allure est vive et encouragée par les applaudissements des quelques spectateurs matinaux, j’en profite pour observer la ville qui n’est au premier regard pas aussi moche que les belges le prétendent. Dernier kilomètre la foule se densifie, je décide de ne pas aller chercher les namibiennes de devant qui ont de toutes façon déjà du arriver, je me contenterai de ma glorieuse 12ème place.

La ligne d’arrivée franchie, je profite d’une gaufre gratuite suivi d’un massage d’un quart d’heure honteusement obtenu en feignant une douleur dans le haut de la cuisse. La masseuse était une jeune guadeloupéenne, je suis sûr que vous comprendrez.

Mes adversaires d'un jour


United Colors of Benetton's team

vendredi 2 octobre 2009

Double bonus !

Blag mystère...! qui trouvera !?

Whatelse !?

Ya des cons partout round 2

Il n’y avait pas foule ce soir là au débat politique de rentrée entre l’extrême droite et une partie de la gauche bien pensante flamande. Annoncé depuis plus d'une semaine comme le « pitbull match » belge, j'imaginais une cohue de crânes rasés de droite et de sweats capuches de gauche débattant avec hostilité et passion des thèmes majeurs de la politique belge. Devant cette bataille annoncée et à l'heure de me vêtir, je choisis bien évidemment le camp des capuches à défaut vous l'aurez compris de me raser la tête.

20H sur place, les portes de l’amphi sont gardées par les contrôleurs de tramway des années 30 arborant leurs traditionnelles casquettes à visière fushia et leurs brassards aux couleurs du drapeau hollandais. Je respire un coup, fouille mes cheveux, sourie, et m’attends à être soigneusement et virilement palpé. À ma grande surprise je suis juste totalement ignoré et c’est à peine si on me tend le programme.
Une fois la porte passée je découvre un amphi aussi plein qu’un cours de statistique un vendredi matin à 10h. Des petites têtes blondes sont éparpillées dans la salle comme autant de bouton d'or dans un champ flamand, ils attendent sagement le discours de leur idole, le célèbre Jan Jambon. Légèrement en avance, je prends place dans le fond gauche de l’amphi et voit arriver l'un après l'autre devant et à côté de moi les deux seuls spectateurs marginaux de la soirée, autrement dit, un péruvien à queue de cheval et un turc en survet’, je serai le seul sweat capuche.

Soit ! tous les invités semble être arrivés, le débat peut donc commencer !. Micro « on » Je commence déjà par rien comprendre puis finis par distinguer quelques mots genre « islamisation » « séparation » et « immigration » dans un débat qui devait se concentrer sur la politique éducative belge. Le mec de gauche ne mouchte pas, pire il s’amuse des gesticulations prévisibles de Philip de Winter, leader du Vlams Block, le FN local. Fin du speech à la droite de la droite. Le modérateur fait taire avec autorité les quelques résidus d’aboiements pour laisser la parole aux mecs biens, aux mecs de gauche. Un moustachu chauve pour les verts et un bobo genre bénabar pour l’équivalent du PS se lèvent chacun leur tour et parlent finalement pour ne rien dire, la France n’exporte décidément pas que des avions et des voitures.

Une heure vient de passer, je fais me chier et me tire de ce débat décevant et décidément bien trop policé.


l'Amphi de stat, l'affiche choquante et les blonds devant