mercredi 23 septembre 2009

Ya des cons partout

En sortant de la bibliothèque, la vraie, « l’universitaire » je tombe sur des mecs à l’allure de contrôleur de tramway des années 50, ils me tendent poliment un fly que j’attrape au vol façon pressé-pas le temps, lunette Philippe manœuvre à l’intérieur même quand il fait pas beau oblige.

Sur l’image deux autres contrôleurs en noir et blanc sur fond de drapeau hollandais, ils n’ont visiblement pas l’air très heureux, ça doit pas être pour une soirée étudiante. Je tente de lire le slogan mais c’est du hollandais « élaboré » autrement dit autre chose que la page 1 de la rubrique « phrase utile » dans un guide de voyage. Je comprends néanmoins le mot « Katholiek », qui aiguise ma curiosité et me pousse une fois rentré à faire des recherches.

Le traducteur en ligne de google ayant comme d’habitude fait un excellent travail, je peux alors comprendre « Étudiant flamand rejoint LE syndicat », Mais oui ! il s’agissait de l’association étudiante d’extrême droite flamande (KVHV) déguisé en contrôleurs de métro qui invite tous les étudiants à venir écouter leur leader le charismatique Filip De Winters réputé pour ses thèses racistes, et anti-francophone évidemment.

Pas d’excuses au racisme, à l’anti-francophonisme peut être quand on s’aperçoit que l’un des membres actifs du groupe pour la séparation de la Flandre de la Belgique s’appelle « Jan Jambon ». L'empathie nous aide ici à comprendre comment cet homme a pu mobiliser un sentiment de rejet face une langue qui a longtemps du être synonyme de moqueries et de souffrances. C’est vrai faisons preuve d'un peu de compassion pour quelqu'un qui ne pourra visiblement jamais avoir une relation avec une francophone alors évidement, à défaut, il s’y oppose CQFD.

Bref, chaque pays à ses cons jeunes ou vieux, au moins les leurs sont déguisés et porte des noms marrants, il faudra faire passer le mot.


Monsieur Jan Jambon

Les ... ce que vous voudrez...
à la fête étudiante d'Anvers


mardi 22 septembre 2009

The fork, the noodle and my eye.

Samedi soir lors d'une fête dans un cirque installé dans le port industriel d'Anvers , je me suis malencontreusement mis le bout du manche de ma fourchette à manger des nouilles dans l'oeuil occasionnant ce que les spécialistes nomme froidement une lesion oculaire. Pour ma défense, les nouilles maison cuisinées avec amour et rapidité par un émigré espagnol étaient tellement bonne que l'on peut expliquer cette accident par une forme d'enthousiasme gustatif, je suis qu'ici certain comprendront. Si cette histoire en fait déjà rire certain sachez que la voie de la guérison suit une trajectoire précise et presque scientifique que je vais tenter de vous décrire.


Après une lésion oculaire eh bien au début la lumière c'est pas qu'on l'aime pas c'est juste qu'on la déteste, on la fuit comme son ombre ou la peste si je puis me permette. Dans la rue, on marche en regardant ses pieds et on fait peur aux enfants. La journée on la passe cloitré dans son lit en pouvant à peine lire ses textos ou l'heure du radio réveil, c'est l'étape n°1, l'étape dracula.

Un petit mieux ensuite, on peu allumer la lumière centrale, cuisiner et regarder ses textos. La luminosité est aux yeux ce que les étrangers sont pour village mexicain."Ils les aiments pas" pas vrai docteur "non ils les aiment pas". Plein jour on déambule comme un dépressif en regardant ses pieds en faisant toujours peur aux enfants, c'est l'étape n°2, l'étape métalleu.

Enfin on peut se passer de la capuche et sortir en plein jour. On arrive à 14h à la réunion de rentrée avec des lunettes soleil, la lumière fait toujours mal, tout le monde pense qu'on traine une gueule de bois et on passe pour un mec cool. "Hey raf i love your sunglasses", "Raf is a star , what did you drink yesterday". Ces personnes ne savent heureusement pas que la veille je me suis couché à neuf heures et qu'il s'agit de lunettes de soleil pour femme acheté avec empressement pour 10 euros au magasin de l'hôpital. C'est l'étape Steevie Wonder pour les anglicistes, Philippe Manœuvre pour ceux qui connaissent.

Fini les lunettes de soleil, on peut enfin passer 10min dehors sans avoir à les porter.
Bah ouai mais on le fait pas car on a l'oeuil tellement rouge qu'on préfère rester le mec cool de l'étape 3. C'est l'étape n°4, l'étape terminator.




To be continued...

mercredi 16 septembre 2009

La chaise bleu

Ouverture de la rubrique osef

Hier soir en rentrant, j'ai trouvé dans la rue une jolie chaise bleu, je l'ai nettoyé et l'ai mise à côté de la table où elle s'accorde parfaitement avec mon pot de sel.

Le premier à dire "osef" en commentaire gagne un canon...

dimanche 13 septembre 2009

Bonus

Je vous laisse deviner le point commun entre les deux images ci-dessous (réponse en dessous)

indice : Le dimanche matin

Photo n°1 : La communauté yiddish d'Anvers

Photo n°2 : La communauté léporidés d'Anvers



Réponse : Eh bien quand je cours le dimanche matin dans le parc d'Anvers, c'est en compagnie des yiddish qui se promènent et des lapins en liberté. Jogging dans un tableau inhabituel donc mais qui revêt avec le temps un aspect sympathique surtout quand essaye d'éviter les lapins... ou pas.

samedi 12 septembre 2009

Premiers mots

Anvers n’est pas une ville, c’est une mosaïque.

Mosaïque qui agrége quartiers, port et bâtiments dans un ensemble urbain qui trouve sa cohérence à travers des échanges et des relations humaines que l’on soupçonne d’être depuis longtemps établis. Chacun est pour ainsi dire à sa place. Aux nouveaux arrivants donc de trouver la leur, vite, au risque de passer au travers d’une ville surprenante qui semble réserver ses charmes à ceux qui tente de comprendre sa complexité.

Par ses pores cette ville transpire marins, voyageurs et trafiquants, tous attirés par cette agitation si propre aux villes mondes. Portés par leur histoire, ils y cherchent paradoxalement ce port d’attache, cette amarre qui semble leur avoir fait par le passé défaut.

De la même façon moi aussi, je cherche.

La première fois hostile, la seconde l’est un peu moins. Lentement le ressenti s’efface pour laisser place au jugement ; moins troublant mais certainement bien plus tranchant. Aussi, laissons nous le temps de voir poindre dans ces premiers mots une tendance que les optimistes comme les incongrues pourront qualifier de positive.

Les évènements glissent progressivement vers la compréhension et l’apaisement.

dimanche 6 septembre 2009

L’armée belge. ahah…ahah…ah.

Samedi après midi alors que je déambulais au hasard entre le parc d’Anvers et le quartier juif je tombe nez à nez avec….. l’armée belge

Attention « mauvaise foi » inside

Je vous présente l’armée belge. Grande et fier armée qui s’illustra par sa bravoure sur les champs de bataille européens en tenant à chaque fois quelques semaines contre l’armée allemande, pour le principe dira-t-on. La valeur d’une armée s’estime paraît il aux nombres d’hommes et de machines qui la composent mais aussi et il faut le souligner dans notre exemple à la prestance de ses officiers.
Ainsi je vous propose d’examiner les machines et les officiers à défaut du nombre d’hommes dont il me vient soudain la flemme d'en trouver l’ampleur dans wikipedia.

Les chars belges sont petits et mobiles, on les imagine facilement se faufiler dans les lignes ennemies pour tirer sournoisement quelques obus et filer aussitôt à l’abri tapis derrière un quelconque buisson ou monticule de terre. Le char « twingo » comme on se plaira à le nommer est la fierté de l’armée de terre belge qui revendique par cette occasion sa spécificité mobile et sa capacité à assumer ses nouvelles responsabilités dans les théâtres d’opération extérieure. Jusqu’alors utilisés comme camion de livraison blindés en Afghanistan, les chars belges méritent dans cette article la reconnaissance qui leur est due. D’ailleurs nulle ici ne doute qui si par malheur une nouvelle guerre venait à arriver, cette belle mécanique tiendrait son rang à l’égal de ses glorieux prédécesseur sur le front des Ardennes.

Les officiers belges sont eux beaucoup plus modernes qu’ils ne le laissent paraître. Sous leur vieille allure de dictateur de république bananière, on se surprend à penser que au délà de leur apparence exotique, ces officiers doivent avoir plus d’un tour dans leur moustache. Je me permets ici au passage de souligner avec quelle élégance ces officiers portent leur ray ban dans un pays où on le sait, le soleil fait chaque année de nombreuses victimes. Cette allure dénote d’une confiance en soi à toute épreuve, sauf peut être celle de la guerre diront ici les mauvaises langues.

L'armée belge aura au moins eut le mérite de me dessiner un sourire inattendu en ce samedi après midi. À l'image des soldats allemands traversant à fond de train la Belgique, il m'a soudain pris l'envie de me poser sur le bord de la route et d'apprécier le spectacle.

À l'armée belge merci.

Les chars belge

Un commandement "exotique"

Bonus

Je lance par cette occasion la rubrique bonus de ce blog qui consacre quelques-unes des spécificités de nos amis les belges. J'essayerai de la fournir au moins une fois par semaine le dimanche après midi pourquoi pas.

Sur le bandeau informatif de ce bus on peut lire la destination « putte ». Reconnaissons ici l’honnêteté à toute épreuve des belges qui assume d’aller aux puttes en groupes et en bus. Au delà de la blague évidente que je viens de faire, je souhaitais rendre un vibrant hommage aux habitants de putte et à leur fils pour avoir choisi aussi courageusement le nom de leur ville.

vendredi 4 septembre 2009

Ik sprekt netherlands

Oui j'apprends le neerlandais, la douce langue de Rembrandt et Dave...
Eh le moins qu'on puisse dire c'est que les débuts sont difficiles, les cours se veulent intensifs et l'heure et demi de travail personnel demandée quotidiennement a du mal à s'accorder avec les fêtes erasmus. Logique.

En voici un bref aperçu à la faveur de quelques enseignes




Le neerlandais est comme vous pouvez le constater une langue cousine de l'allemand. Cousine dans le sens où elle partage la même mélodieuse dissonance si je puis me permettre ce ponctuel jugement de valeur. Mais là disons que le néerlandais a surenchérit sur l'allemand, je vous laisse donc deviner le résultat. Encore plus de "uuu" de "euuuuu" et de "rtttt" à vous donner à chaque mot l'envie de cracher.

La syntaxe est tout aussi amusante, prenons par exemple le titre de l'article " ik sprek netherlands" qui laisse d'emblée l'envie de traduire par " je parle la hollande", phrase qui sonne bien évidement faux dans notre "bon français". Ce genre de raccourci laisse un goût d'inachevé et finit par renforcer l'idée que les langues latines sont quand même et de loin bien plus sympas à parler.

Bref, la langue d'Anvers est le néerlandais et je sens qu'il va falloir faire avec du moins jusqu'au vrai partiel la semaine prochaine. Optons donc pour une attitude diplomatique en considérant cette langue comme un décor culturel, propre a être de temps en temps démonté.

Universiteit van Antwerpen

Quelques photos de l'université de laquelle je sortirai diplomé ; normalement... Moi qui ne porte pas spécialement Harry Potter dans mon coeur j'ai eut la déception de constater au détour d'une conversation entre le prix de chips au resto u et l'accent anglais des espagnols que l'architecture ressemble de loin à celle Poudlar. Une allemande y a fait référence avec enthousiasme, j'ai alors poliment sourit.



mercredi 2 septembre 2009

Ik woon in Antwerpen

Ci dessous les photos de mon "kot" à Anvers.
Un "kot"; prononcer "Kaute" et pas "Kôte" au risque d'être ridicule est une maison étudiante belge où l'on partage selon les cas cuisines, wc, douches et plus si affinités...

Pour l'instant peuplé d'ombres et de portes qui claquent, j'attends avec impatience ceux avec qui je vais partagé mon intimité les wc et douches étant pour le prix que je paye bien entendu partagés.

Voici donc le "kot" en question, cette mini barre noire au milieu en forme de légo, j'habite au premier étage... non c'est pas sur la photo j'ai le côté cour et jardin ; pour ceux qui me connaisse comment pourrait il en être autrement.



Quand j'y suis ça donne ça...

Préambule

Un blog c'est quand même mieux qu'ajouter des photos sur facebook, aussi par amour du bon goût comme dirait Amora (on est dijonnais ou on l'est pas ) j'ai décidé de lancer ce deuxième blog histoire d'apaiser vos inquiétudes sur comment se passent les choses pour moi à Anvers.

Au cours de cette année je serai sûrement aussi fidel à ce blog qu'Eddy Barclay à ses conqûetes feminines, vous voilà prévenu ! Le design se voudra simple et épuré je laisse bagnières originales et motifs colorés à ceux qui se reconnaîtront.

Laissons maintenant place au contenu.