NB : Je prévois d'ailleurs de me rendre à Putte afin de rencontrer les putois et putoise et vous en rendre compte dans ce même blog.
mardi 22 décembre 2009
J'aime : Certain noms belges que l'on peut porter qu'en Belgique
Encore un qui doit pas faire le malin quand il passe ses vacances dans des pays de langues latines... Ah mon avis, il les passe tout simplement pas et doit feindre de ne pas se reconnaître quand on l'interpelle dans un lieu public type gare ou aéroport, à tort ou à raison mieux vaut perdre une valise qu'avoir l'air ridicule. Mais en Belgique quoi de plus normal, comme je l'avais mentionné en bonus lors de mes premiers jours à Anvers, Putte est un agréable village frontalier régulièrement desservis par le bon réseau de bus de la région flamande. La préposition "van" indiquant la provenance en néerlandais, Van de Putte c'est donc comme s'appeler De Concarneau ou De Dunkerque dans notre jolie langue française...hum en un peu plus humiliant je vous le concède.
NB : Je prévois d'ailleurs de me rendre à Putte afin de rencontrer les putois et putoise et vous en rendre compte dans ce même blog.
NB : Je prévois d'ailleurs de me rendre à Putte afin de rencontrer les putois et putoise et vous en rendre compte dans ce même blog.
lundi 21 décembre 2009
Pourquoi j’ai pas posté depuis un mois…
1°) J’avais du travail
2°) J’avais du taff
3°) Je devais bosser
eeeet là bonne réponse est… bah.. « toutes »
C’est que ces derniers mois j’ai comme qui dirait passé plus de temps à la bibliothèque que chez moi, ce qui a tendance à avoir de certaines répercussions sur le temps que l’on peut consacrer à en perdre. Disons que ma capacité à avoir l’esprit léger ce dont dépend directement mon envie d’écrire a été quelque peu bousculée par une montagne de choses à faire et de problèmes à régler. Morceaux choisis :
Chapitre1 : Raf et les ritals
4 jours avant de rendre un paper et d’en faire la présentation
Raf « Tiens… il manque l’introduction et la conclusion »
Rital1 « Quelle introduction ? »
Rital2 « Quelle conclusion ? »
Rital1 « Pourquoi faire ? »
Raf (fatigué) « non rien »
Chapitre 2 : Raf et les belges
4 belges « Raf tu fais le powerpoint nous on sait pas faire »
Raf « mais… ya 50 slides »
4 Belges « ah. »
Raf « ah. »
D'autres chapitres seront à paraître... Mais disons que après ce genre d'évènement on a rapidement tendance à devenir un king du powerpoint et de page de garde de paper... Tout ça pour dire que les Philip Stark et autres desginer ont bien du souci à se faire si je continue à rattraper les bêtises des autres à ce train là. Je pense déjà à me mettre des lunettes carrés épaisse noire et à adopter la coupe à Moby.
2°) J’avais du taff
3°) Je devais bosser
eeeet là bonne réponse est… bah.. « toutes »
C’est que ces derniers mois j’ai comme qui dirait passé plus de temps à la bibliothèque que chez moi, ce qui a tendance à avoir de certaines répercussions sur le temps que l’on peut consacrer à en perdre. Disons que ma capacité à avoir l’esprit léger ce dont dépend directement mon envie d’écrire a été quelque peu bousculée par une montagne de choses à faire et de problèmes à régler. Morceaux choisis :
Chapitre1 : Raf et les ritals
4 jours avant de rendre un paper et d’en faire la présentation
Raf « Tiens… il manque l’introduction et la conclusion »
Rital1 « Quelle introduction ? »
Rital2 « Quelle conclusion ? »
Rital1 « Pourquoi faire ? »
Raf (fatigué) « non rien »
Chapitre 2 : Raf et les belges
4 belges « Raf tu fais le powerpoint nous on sait pas faire »
Raf « mais… ya 50 slides »
4 Belges « ah. »
Raf « ah. »
D'autres chapitres seront à paraître... Mais disons que après ce genre d'évènement on a rapidement tendance à devenir un king du powerpoint et de page de garde de paper... Tout ça pour dire que les Philip Stark et autres desginer ont bien du souci à se faire si je continue à rattraper les bêtises des autres à ce train là. Je pense déjà à me mettre des lunettes carrés épaisse noire et à adopter la coupe à Moby.
Moi à la b.u...
(près de la fenêtre comme d'habitude ce qui explique mon teint bronzé en novembre)
(près de la fenêtre comme d'habitude ce qui explique mon teint bronzé en novembre)
dimanche 15 novembre 2009
Train Station Paaarty !
Le temps d'une soirée la gare d'Anvers s'est transformée en boite de nuit, spotlights et bières à 2 euros à quelques mètres seulement des rails et des quais. Une bonne ambiance dans l'ensemble malgré quelques notes cinglantes de techno épurée, on va pas trop en demander quand même !
Une soirée qui s'est terminée aux aurores et sans bagarres... Il fallait être pourtant patient pour faire la queue 10min devant les vestiaires impérialement tenus par les agents d'entretien rendu visiblement un peu nerveux par l'afflux inhabituel de tant de jeunes filles. Ils auront en tout cas de quoi quelques péripéties à raconter à leurs potes au bistrot lundi matin. Il fallait être également patient pour monter à pied les quelques 3 étages en prenant 1 escalier et 3 escalators pour trouver les toilettes pour enfin... attendre encore pour les filles et pisser pour les garçons.
Tout ça pour dire que le concept est quand même sympa...

Tout ça pour dire que le concept est quand même sympa...
mercredi 11 novembre 2009
mardi 10 novembre 2009
Nos amis les flics...
Mardi matin je sors pressé de mon appartement, dispose rapidement mes ordures sur la chaussée et parcours à peu près 40 mètres quand trois cyclistes policiers m'arrètent. Allure sportif et lunette de soleil, tout pour rappeler palm beach mais en novembre à Anvers.
Flic 1 - "Bonjour, arretez vous svp... (...) " c'est du néerlandais, je ne comprends pas un mot je le laisse malgré tout finir sa phrase
Moi - Hum... Je parle pas néerlandais, français ? anglais ? "
Il choisit bien évidemment l'anglais
Flic 1 - "La caméra de la police vous a vu mettre des objets dans la rue, ou sont ils ?
Moi - Euh oui vous vous voulez sûrement parler des ordures que je viens de mettre ben là bas 40m plus loin...
Flic 1 - Ok on va voir ça... venez on vous emmène, montez !"
Je regarde autour de moi et m'aperçois qu'il se réfère au vélo sur lequel il est assis. Je crains de comprendre et montre timidement le porte bagage du doigt, le policier confirme mon intuition d'un clin d'oeuil puis d'un signe de tête. Je monte à l'arrière, prends bien soin de me tenir au porte bagage à défaut des hanches et vois pendant quelques secondes le derrière du policier osciller tel un pendule devant moi. Je finis par trouver ça original et pense déjà à écrire ces lignes. Arrivé devant les ordures en question.
Flic 1"- C'est à vous ça !?
Moi - Euh oui...
Flic 1- On veut pas de sacs poubelles noires on veut des sacs poubelles blanc, ceux fournis par la municipalité
Moi- Bon d'accord, j'irai en acheter ce soir c'est promis."
Je trouve cette réaction stupide, ces flics font même du racisme sur la couleur des sacs poubelles, je souris pour montrer que j'ai compris et fais mine de m'en aller.
Flic 1- Vous êtes pressé ?
Moi - Oui j'ai cours
Flic 1- Parce que moi je suis pas pressé...T'es pressé toi ?
Flic 2- non
Flic 1 et toi ?
Flic 3- non
Moi - "soupir"
Le flic prend le temps d'arranger ses gants de cycliste comme pour marquer un préambule au sermon qu'il s'apprête à me faire. Il n'a probablement pas lu René Girard mais s'apprête visiblement à appliquer la théorie du bouc émissaire, de bon matin il en faut bien un... J'anticipe donc sa réaction et au risque de le frustrer lui lance adroitement des arguments qui font mouches un à un.
Les + dans les parenthèses symbolisent la pertinence de mes arguments puis la traduction de qui a du lui passer par la tête.
Moi- Je suis français (donc pas wallon +2), je suis étudiant à l'Université d'Anvers (+1 il ne prend pas le travail des belges) et ça fait que 2 mois que je suis là (le pauvre +1), je connais pas les règles mais j'apprends le néerlandais (bon garçon ! +3) c'est difficile pour moi (oui c'est vrai moi aussi avec le français +2).
Je tends spontanément ma carte d'identité et ma carte d'étudiant avec le regard du chat botté dans Shrek.
Flic 1 - "sourire" Bon vous savez c'est qu'on a des ennuis avec ces poubelles j'espère que vous comprenez.
Moi- Oui oui bien sûr !
Flic 1 Bon ça va, achetez des sacs blancs pour la prochaine fois et profitez de votre séjour à Anvers.
Non c'est pas les village people belge, voilà les forces de l'ordre d'Anvers avec la police à vélo à droite
Flic 1 - "Bonjour, arretez vous svp... (...) " c'est du néerlandais, je ne comprends pas un mot je le laisse malgré tout finir sa phrase
Moi - Hum... Je parle pas néerlandais, français ? anglais ? "
Il choisit bien évidemment l'anglais
Flic 1 - "La caméra de la police vous a vu mettre des objets dans la rue, ou sont ils ?
Moi - Euh oui vous vous voulez sûrement parler des ordures que je viens de mettre ben là bas 40m plus loin...
Flic 1 - Ok on va voir ça... venez on vous emmène, montez !"
Je regarde autour de moi et m'aperçois qu'il se réfère au vélo sur lequel il est assis. Je crains de comprendre et montre timidement le porte bagage du doigt, le policier confirme mon intuition d'un clin d'oeuil puis d'un signe de tête. Je monte à l'arrière, prends bien soin de me tenir au porte bagage à défaut des hanches et vois pendant quelques secondes le derrière du policier osciller tel un pendule devant moi. Je finis par trouver ça original et pense déjà à écrire ces lignes. Arrivé devant les ordures en question.
Flic 1"- C'est à vous ça !?
Moi - Euh oui...
Flic 1- On veut pas de sacs poubelles noires on veut des sacs poubelles blanc, ceux fournis par la municipalité
Moi- Bon d'accord, j'irai en acheter ce soir c'est promis."
Je trouve cette réaction stupide, ces flics font même du racisme sur la couleur des sacs poubelles, je souris pour montrer que j'ai compris et fais mine de m'en aller.
Flic 1- Vous êtes pressé ?
Moi - Oui j'ai cours
Flic 1- Parce que moi je suis pas pressé...T'es pressé toi ?
Flic 2- non
Flic 1 et toi ?
Flic 3- non
Moi - "soupir"
Le flic prend le temps d'arranger ses gants de cycliste comme pour marquer un préambule au sermon qu'il s'apprête à me faire. Il n'a probablement pas lu René Girard mais s'apprête visiblement à appliquer la théorie du bouc émissaire, de bon matin il en faut bien un... J'anticipe donc sa réaction et au risque de le frustrer lui lance adroitement des arguments qui font mouches un à un.
Les + dans les parenthèses symbolisent la pertinence de mes arguments puis la traduction de qui a du lui passer par la tête.
Moi- Je suis français (donc pas wallon +2), je suis étudiant à l'Université d'Anvers (+1 il ne prend pas le travail des belges) et ça fait que 2 mois que je suis là (le pauvre +1), je connais pas les règles mais j'apprends le néerlandais (bon garçon ! +3) c'est difficile pour moi (oui c'est vrai moi aussi avec le français +2).
Je tends spontanément ma carte d'identité et ma carte d'étudiant avec le regard du chat botté dans Shrek.
Flic 1 - "sourire" Bon vous savez c'est qu'on a des ennuis avec ces poubelles j'espère que vous comprenez.
Moi- Oui oui bien sûr !
Flic 1 Bon ça va, achetez des sacs blancs pour la prochaine fois et profitez de votre séjour à Anvers.
Non c'est pas les village people belge, voilà les forces de l'ordre d'Anvers avec la police à vélo à droite
jeudi 5 novembre 2009
Haven Antwerpen
Le Port d’Anvers est une porte ouverte sur le monde. Un dédale sans pareil de conteneurs uniformes dont seule la couleur déclinée du bleu marine au rouge vient briser la monotonie. L’agencement y est régulier et organisé par les seules lois de la logique, celle qui laisse imaginer de simples légos quand il n’y a finalement que de la rouille. Une rouille que l’on trouve plus loin par flaques au pied des conteneurs abandonnés dans l’indifférence, coupable d’avoir enfreint cette même logique, encore. On y devine une agitation pourtant c’est le calme qui y règne. Un calme inquiétant ; c’est celui qui étreint. L’oreille attentive perçoit néanmoins quelques grincements de cordes au loin ou quelques frictions métalliques, seuls véritables témoins de l’activité d’un port qui ne dort visiblement jamais. Au ciel, les grues, plus impressionnantes encore par leurs dimensions se singularisent toutes par une géométrie et une mécanique sans faille. Consciencieusement elles extraient les conteneurs pour les disposer au choix sur des chariots, des péniches, des trains ; la magie du multimodale.
lundi 26 octobre 2009
Bouncer’s tips
J’étais hier soir au Café capital, la boite branchouille techno d’Anvers où se rassemble la majorité des bobos bonne conscience flamands, tous trop fier de pouvoir vanter son toit en gazon tout en garant la volvo de papa. Douce contradiction... La désignation de « club » n’étant somme toute pas assez original, on préfère usurper le mot français de « café », il faut dire que ça sonne tellement mieux.
Le décor étant planté, 4h du matin, je franchis les portes battantes de la boite pour rentrer chez moi quand un videur me bloque. En bon clubber, je comprends que je dois attendre que d’autres personnes rentrent et me range donc docilement sur le côté, mais non personne la porte reste fermée. Le temps d'attente me permet de scruter cette masse de muscle au crane rasé un peu à l'étroit dans son blouson noir de football américain qui semble presque lui faire office de corset. Rendu insouciant par cette amusante observation, je retente ma chance en poussant moi même la barre métallique de la porte quand la même main m'entrave. Un peu confus je regarde la videur à la recherche d'explications mais la masse, agacée, me tend son autre main la paume vers la haut cette fois dans ce qui apparaît pour un maladroit tour de passe passe. Pas besoin d'être un anthropologue pour comprendre qu'il réclame de l'argent, l'iniquité physique et l'heure tardive me conduisent donc à sonder mes poches mais rien tout a déjà été dépensé. J'observe donc une mine désolé et lui fait comprendre que je n'ai rien sur moi. La porte si longtemps fermée s'ouvre alors violemment, victorieux je franchis le seuil pour enfin retrouver mon vélo que les lapins du parc on bien voulu laisser intact.
Je comprendrai plus tard que à l’image des dames pipi en France, il est de bon ton de laisser à la sortie quelques pièces aux videurs belges.
Le décor étant planté, 4h du matin, je franchis les portes battantes de la boite pour rentrer chez moi quand un videur me bloque. En bon clubber, je comprends que je dois attendre que d’autres personnes rentrent et me range donc docilement sur le côté, mais non personne la porte reste fermée. Le temps d'attente me permet de scruter cette masse de muscle au crane rasé un peu à l'étroit dans son blouson noir de football américain qui semble presque lui faire office de corset. Rendu insouciant par cette amusante observation, je retente ma chance en poussant moi même la barre métallique de la porte quand la même main m'entrave. Un peu confus je regarde la videur à la recherche d'explications mais la masse, agacée, me tend son autre main la paume vers la haut cette fois dans ce qui apparaît pour un maladroit tour de passe passe. Pas besoin d'être un anthropologue pour comprendre qu'il réclame de l'argent, l'iniquité physique et l'heure tardive me conduisent donc à sonder mes poches mais rien tout a déjà été dépensé. J'observe donc une mine désolé et lui fait comprendre que je n'ai rien sur moi. La porte si longtemps fermée s'ouvre alors violemment, victorieux je franchis le seuil pour enfin retrouver mon vélo que les lapins du parc on bien voulu laisser intact.
Je comprendrai plus tard que à l’image des dames pipi en France, il est de bon ton de laisser à la sortie quelques pièces aux videurs belges.
samedi 17 octobre 2009
Ping Pong at UA
Il y des loisirs qui ne trompent pas, le ping pong que je me refuse d'appeler "sport" en fait partie. À l'Université d'Anvers on peut avoir accès en libre service à toutes les installations sportives pour 15 euros par an seulement, alors vous pensez bien que j'en profite d'autant plus que les amphis sont juste en bas soit 20m à peu près.
Dans cette vidéo je décris donc l'un des mes passe temps favoris à savoir botter le cul des anglais après le cours de stratégie. Cette tâche s'inscrit donc dans un long processus qui s'étale sur un an environ, la prochaine sera botter de le cul des ritals, j'y travaille ce sera pour bientôt promis.
À ceux qui verront une complaisance de mon adversaire et qui s'apprêtent à déverser leur "fake" injurieux sur cette article , je répondrai que Demi mon adversaire anglais était au courant de la vidéo et que au contraire il souhaitait me faire mentir en essayant de gagner le point. Je pense que j'ai du le décevoir en réussissant un "ace" du premier coup et devant témoins => what-else !?
Pour ceux qui ne parle pas anglais voici la transcription, oui je sais c'est plein de fautes une bière à celui qui corrigera la phrase parfaite que j'aurai du dire.
"In my spare time, i like kick british's ass in ping pong just look... easy ! do it at home"
Dans cette vidéo je décris donc l'un des mes passe temps favoris à savoir botter le cul des anglais après le cours de stratégie. Cette tâche s'inscrit donc dans un long processus qui s'étale sur un an environ, la prochaine sera botter de le cul des ritals, j'y travaille ce sera pour bientôt promis.
À ceux qui verront une complaisance de mon adversaire et qui s'apprêtent à déverser leur "fake" injurieux sur cette article , je répondrai que Demi mon adversaire anglais était au courant de la vidéo et que au contraire il souhaitait me faire mentir en essayant de gagner le point. Je pense que j'ai du le décevoir en réussissant un "ace" du premier coup et devant témoins => what-else !?
Pour ceux qui ne parle pas anglais voici la transcription, oui je sais c'est plein de fautes une bière à celui qui corrigera la phrase parfaite que j'aurai du dire.
"In my spare time, i like kick british's ass in ping pong just look... easy ! do it at home"
Merci au cameram "Gucci" mon ami japonnais et adversaire d'un soir
dimanche 11 octobre 2009
Brussel's marathon
L’idée est sortie de l’esprit d’un étudiant portugais à l’image de l’effusion d’un geyser, vaporeuse et surprenante de vivacité. Affalé sur une de ces banquettes de bistro garnie de velours gras, déchiré sur le dessus et encore imprégné de l’odeur des vingt dernier clients, Pedro encore vacillant des quelques pintes de bières bon marché décréta que « Si un étudiant Erasmus peut sortir quatre jours sur sept, danser, fumer, boire et se lever matin alors courir les 20km du semi marathon de Brussel ne devrait poser aucun problèmes ». Secouée par cette improbable force de conviction ou tout simplement choquée, l’assistance observa un court silence suivit d’un murmure brouillon, ce même murmure où chacun attend prudemment que les lignes bouges ou que quelqu'un prenne un risque. La soirée se termina finalement sur cet état d’attente qui dans ces conditions de défis sportif arrange peureux et téméraire.
La réalité du lendemain retrouvée, je suis peu enthousiaste à l’idée de courir 20km sans entraînement, pour une fois prudent je choisis de participer à l’épreuve des 4km. Quinze jours passent jusqu’au jour du départ.
Nuque raide et flemme envoûtante accompagnent ce réveil insolent du dimanche matin. Étirements effectués, fruits et café avalés en vitesse je parcours comme une ombre les quelques centaines de mètres qui séparent mon kot de la gare centrale, je suis un peu en retard. Mes compagnons d’infortune m’attendent sous la grande horloge où la je leur ai donné rendez vous. On m’apprend alors avec excitation que le train prévu n’est finalement pas là, nous arriverons sûrement trop tard. Pré course dans les couloirs du métro de Bruxelles, je prends les devant et suis comme un fil d'arianne les shorts, collants et t-shirt amples. 9h35, cinq minutes trop tard la course homme vient de partir il faudra courir avec les filles, pourquoi pas. Je me place sur la ligne de départ d’un air résigné et presque nonchalant, certain s’exclament et moquent le fait que l’anglais et moi sommes les seules garçons parmi ces 400 femmes prêtent à en découdre.
Le coup de pistolet donné c’est la bousculade générale, je cours d’un air fluet et double sans trop de difficultés gamines, et femmes obèses en quête de challenge. Je finis par me faufiler dans les quinze premier(e) que la grande avenue laissée vide pour l’occasion me permet de distinguer. L’allure est vive et encouragée par les applaudissements des quelques spectateurs matinaux, j’en profite pour observer la ville qui n’est au premier regard pas aussi moche que les belges le prétendent. Dernier kilomètre la foule se densifie, je décide de ne pas aller chercher les namibiennes de devant qui ont de toutes façon déjà du arriver, je me contenterai de ma glorieuse 12ème place.
La ligne d’arrivée franchie, je profite d’une gaufre gratuite suivi d’un massage d’un quart d’heure honteusement obtenu en feignant une douleur dans le haut de la cuisse. La masseuse était une jeune guadeloupéenne, je suis sûr que vous comprendrez.

La réalité du lendemain retrouvée, je suis peu enthousiaste à l’idée de courir 20km sans entraînement, pour une fois prudent je choisis de participer à l’épreuve des 4km. Quinze jours passent jusqu’au jour du départ.
Nuque raide et flemme envoûtante accompagnent ce réveil insolent du dimanche matin. Étirements effectués, fruits et café avalés en vitesse je parcours comme une ombre les quelques centaines de mètres qui séparent mon kot de la gare centrale, je suis un peu en retard. Mes compagnons d’infortune m’attendent sous la grande horloge où la je leur ai donné rendez vous. On m’apprend alors avec excitation que le train prévu n’est finalement pas là, nous arriverons sûrement trop tard. Pré course dans les couloirs du métro de Bruxelles, je prends les devant et suis comme un fil d'arianne les shorts, collants et t-shirt amples. 9h35, cinq minutes trop tard la course homme vient de partir il faudra courir avec les filles, pourquoi pas. Je me place sur la ligne de départ d’un air résigné et presque nonchalant, certain s’exclament et moquent le fait que l’anglais et moi sommes les seules garçons parmi ces 400 femmes prêtent à en découdre.
Le coup de pistolet donné c’est la bousculade générale, je cours d’un air fluet et double sans trop de difficultés gamines, et femmes obèses en quête de challenge. Je finis par me faufiler dans les quinze premier(e) que la grande avenue laissée vide pour l’occasion me permet de distinguer. L’allure est vive et encouragée par les applaudissements des quelques spectateurs matinaux, j’en profite pour observer la ville qui n’est au premier regard pas aussi moche que les belges le prétendent. Dernier kilomètre la foule se densifie, je décide de ne pas aller chercher les namibiennes de devant qui ont de toutes façon déjà du arriver, je me contenterai de ma glorieuse 12ème place.
La ligne d’arrivée franchie, je profite d’une gaufre gratuite suivi d’un massage d’un quart d’heure honteusement obtenu en feignant une douleur dans le haut de la cuisse. La masseuse était une jeune guadeloupéenne, je suis sûr que vous comprendrez.
Mes adversaires d'un jour

United Colors of Benetton's team

vendredi 2 octobre 2009
Ya des cons partout round 2
Il n’y avait pas foule ce soir là au débat politique de rentrée entre l’extrême droite et une partie de la gauche bien pensante flamande. Annoncé depuis plus d'une semaine comme le « pitbull match » belge, j'imaginais une cohue de crânes rasés de droite et de sweats capuches de gauche débattant avec hostilité et passion des thèmes majeurs de la politique belge. Devant cette bataille annoncée et à l'heure de me vêtir, je choisis bien évidemment le camp des capuches à défaut vous l'aurez compris de me raser la tête.
20H sur place, les portes de l’amphi sont gardées par les contrôleurs de tramway des années 30 arborant leurs traditionnelles casquettes à visière fushia et leurs brassards aux couleurs du drapeau hollandais. Je respire un coup, fouille mes cheveux, sourie, et m’attends à être soigneusement et virilement palpé. À ma grande surprise je suis juste totalement ignoré et c’est à peine si on me tend le programme.
Une fois la porte passée je découvre un amphi aussi plein qu’un cours de statistique un vendredi matin à 10h. Des petites têtes blondes sont éparpillées dans la salle comme autant de bouton d'or dans un champ flamand, ils attendent sagement le discours de leur idole, le célèbre Jan Jambon. Légèrement en avance, je prends place dans le fond gauche de l’amphi et voit arriver l'un après l'autre devant et à côté de moi les deux seuls spectateurs marginaux de la soirée, autrement dit, un péruvien à queue de cheval et un turc en survet’, je serai le seul sweat capuche.
Soit ! tous les invités semble être arrivés, le débat peut donc commencer !. Micro « on » Je commence déjà par rien comprendre puis finis par distinguer quelques mots genre « islamisation » « séparation » et « immigration » dans un débat qui devait se concentrer sur la politique éducative belge. Le mec de gauche ne mouchte pas, pire il s’amuse des gesticulations prévisibles de Philip de Winter, leader du Vlams Block, le FN local. Fin du speech à la droite de la droite. Le modérateur fait taire avec autorité les quelques résidus d’aboiements pour laisser la parole aux mecs biens, aux mecs de gauche. Un moustachu chauve pour les verts et un bobo genre bénabar pour l’équivalent du PS se lèvent chacun leur tour et parlent finalement pour ne rien dire, la France n’exporte décidément pas que des avions et des voitures.
Une heure vient de passer, je fais me chier et me tire de ce débat décevant et décidément bien trop policé.
20H sur place, les portes de l’amphi sont gardées par les contrôleurs de tramway des années 30 arborant leurs traditionnelles casquettes à visière fushia et leurs brassards aux couleurs du drapeau hollandais. Je respire un coup, fouille mes cheveux, sourie, et m’attends à être soigneusement et virilement palpé. À ma grande surprise je suis juste totalement ignoré et c’est à peine si on me tend le programme.
Une fois la porte passée je découvre un amphi aussi plein qu’un cours de statistique un vendredi matin à 10h. Des petites têtes blondes sont éparpillées dans la salle comme autant de bouton d'or dans un champ flamand, ils attendent sagement le discours de leur idole, le célèbre Jan Jambon. Légèrement en avance, je prends place dans le fond gauche de l’amphi et voit arriver l'un après l'autre devant et à côté de moi les deux seuls spectateurs marginaux de la soirée, autrement dit, un péruvien à queue de cheval et un turc en survet’, je serai le seul sweat capuche.
Soit ! tous les invités semble être arrivés, le débat peut donc commencer !. Micro « on » Je commence déjà par rien comprendre puis finis par distinguer quelques mots genre « islamisation » « séparation » et « immigration » dans un débat qui devait se concentrer sur la politique éducative belge. Le mec de gauche ne mouchte pas, pire il s’amuse des gesticulations prévisibles de Philip de Winter, leader du Vlams Block, le FN local. Fin du speech à la droite de la droite. Le modérateur fait taire avec autorité les quelques résidus d’aboiements pour laisser la parole aux mecs biens, aux mecs de gauche. Un moustachu chauve pour les verts et un bobo genre bénabar pour l’équivalent du PS se lèvent chacun leur tour et parlent finalement pour ne rien dire, la France n’exporte décidément pas que des avions et des voitures.
Une heure vient de passer, je fais me chier et me tire de ce débat décevant et décidément bien trop policé.
l'Amphi de stat, l'affiche choquante et les blonds devant
mercredi 23 septembre 2009
Ya des cons partout
En sortant de la bibliothèque, la vraie, « l’universitaire » je tombe sur des mecs à l’allure de contrôleur de tramway des années 50, ils me tendent poliment un fly que j’attrape au vol façon pressé-pas le temps, lunette Philippe manœuvre à l’intérieur même quand il fait pas beau oblige.
Sur l’image deux autres contrôleurs en noir et blanc sur fond de drapeau hollandais, ils n’ont visiblement pas l’air très heureux, ça doit pas être pour une soirée étudiante. Je tente de lire le slogan mais c’est du hollandais « élaboré » autrement dit autre chose que la page 1 de la rubrique « phrase utile » dans un guide de voyage. Je comprends néanmoins le mot « Katholiek », qui aiguise ma curiosité et me pousse une fois rentré à faire des recherches.
Le traducteur en ligne de google ayant comme d’habitude fait un excellent travail, je peux alors comprendre « Étudiant flamand rejoint LE syndicat », Mais oui ! il s’agissait de l’association étudiante d’extrême droite flamande (KVHV) déguisé en contrôleurs de métro qui invite tous les étudiants à venir écouter leur leader le charismatique Filip De Winters réputé pour ses thèses racistes, et anti-francophone évidemment.
Pas d’excuses au racisme, à l’anti-francophonisme peut être quand on s’aperçoit que l’un des membres actifs du groupe pour la séparation de la Flandre de la Belgique s’appelle « Jan Jambon ». L'empathie nous aide ici à comprendre comment cet homme a pu mobiliser un sentiment de rejet face une langue qui a longtemps du être synonyme de moqueries et de souffrances. C’est vrai faisons preuve d'un peu de compassion pour quelqu'un qui ne pourra visiblement jamais avoir une relation avec une francophone alors évidement, à défaut, il s’y oppose CQFD.
Bref, chaque pays à ses cons jeunes ou vieux, au moins les leurs sont déguisés et porte des noms marrants, il faudra faire passer le mot.
Monsieur Jan Jambon

Sur l’image deux autres contrôleurs en noir et blanc sur fond de drapeau hollandais, ils n’ont visiblement pas l’air très heureux, ça doit pas être pour une soirée étudiante. Je tente de lire le slogan mais c’est du hollandais « élaboré » autrement dit autre chose que la page 1 de la rubrique « phrase utile » dans un guide de voyage. Je comprends néanmoins le mot « Katholiek », qui aiguise ma curiosité et me pousse une fois rentré à faire des recherches.
Le traducteur en ligne de google ayant comme d’habitude fait un excellent travail, je peux alors comprendre « Étudiant flamand rejoint LE syndicat », Mais oui ! il s’agissait de l’association étudiante d’extrême droite flamande (KVHV) déguisé en contrôleurs de métro qui invite tous les étudiants à venir écouter leur leader le charismatique Filip De Winters réputé pour ses thèses racistes, et anti-francophone évidemment.
Pas d’excuses au racisme, à l’anti-francophonisme peut être quand on s’aperçoit que l’un des membres actifs du groupe pour la séparation de la Flandre de la Belgique s’appelle « Jan Jambon ». L'empathie nous aide ici à comprendre comment cet homme a pu mobiliser un sentiment de rejet face une langue qui a longtemps du être synonyme de moqueries et de souffrances. C’est vrai faisons preuve d'un peu de compassion pour quelqu'un qui ne pourra visiblement jamais avoir une relation avec une francophone alors évidement, à défaut, il s’y oppose CQFD.
Bref, chaque pays à ses cons jeunes ou vieux, au moins les leurs sont déguisés et porte des noms marrants, il faudra faire passer le mot.
Monsieur Jan Jambon
à la fête étudiante d'Anvers
mardi 22 septembre 2009
The fork, the noodle and my eye.
Samedi soir lors d'une fête dans un cirque installé dans le port industriel d'Anvers , je me suis malencontreusement mis le bout du manche de ma fourchette à manger des nouilles dans l'oeuil occasionnant ce que les spécialistes nomme froidement une lesion oculaire. Pour ma défense, les nouilles maison cuisinées avec amour et rapidité par un émigré espagnol étaient tellement bonne que l'on peut expliquer cette accident par une forme d'enthousiasme gustatif, je suis qu'ici certain comprendront. Si cette histoire en fait déjà rire certain sachez que la voie de la guérison suit une trajectoire précise et presque scientifique que je vais tenter de vous décrire.
Après une lésion oculaire eh bien au début la lumière c'est pas qu'on l'aime pas c'est juste qu'on la déteste, on la fuit comme son ombre ou la peste si je puis me permette. Dans la rue, on marche en regardant ses pieds et on fait peur aux enfants. La journée on la passe cloitré dans son lit en pouvant à peine lire ses textos ou l'heure du radio réveil, c'est l'étape n°1, l'étape dracula.
Un petit mieux ensuite, on peu allumer la lumière centrale, cuisiner et regarder ses textos. La luminosité est aux yeux ce que les étrangers sont pour village mexicain."Ils les aiments pas" pas vrai docteur "non ils les aiment pas". Plein jour on déambule comme un dépressif en regardant ses pieds en faisant toujours peur aux enfants, c'est l'étape n°2, l'étape métalleu.
Enfin on peut se passer de la capuche et sortir en plein jour. On arrive à 14h à la réunion de rentrée avec des lunettes soleil, la lumière fait toujours mal, tout le monde pense qu'on traine une gueule de bois et on passe pour un mec cool. "Hey raf i love your sunglasses", "Raf is a star , what did you drink yesterday". Ces personnes ne savent heureusement pas que la veille je me suis couché à neuf heures et qu'il s'agit de lunettes de soleil pour femme acheté avec empressement pour 10 euros au magasin de l'hôpital. C'est l'étape Steevie Wonder pour les anglicistes, Philippe Manœuvre pour ceux qui connaissent.
Fini les lunettes de soleil, on peut enfin passer 10min dehors sans avoir à les porter.
Bah ouai mais on le fait pas car on a l'oeuil tellement rouge qu'on préfère rester le mec cool de l'étape 3. C'est l'étape n°4, l'étape terminator.

To be continued...
Après une lésion oculaire eh bien au début la lumière c'est pas qu'on l'aime pas c'est juste qu'on la déteste, on la fuit comme son ombre ou la peste si je puis me permette. Dans la rue, on marche en regardant ses pieds et on fait peur aux enfants. La journée on la passe cloitré dans son lit en pouvant à peine lire ses textos ou l'heure du radio réveil, c'est l'étape n°1, l'étape dracula.
Bah ouai mais on le fait pas car on a l'oeuil tellement rouge qu'on préfère rester le mec cool de l'étape 3. C'est l'étape n°4, l'étape terminator.
To be continued...
mercredi 16 septembre 2009
La chaise bleu
dimanche 13 septembre 2009
Bonus
Je vous laisse deviner le point commun entre les deux images ci-dessous (réponse en dessous)
indice : Le dimanche matin

Réponse : Eh bien quand je cours le dimanche matin dans le parc d'Anvers, c'est en compagnie des yiddish qui se promènent et des lapins en liberté. Jogging dans un tableau inhabituel donc mais qui revêt avec le temps un aspect sympathique surtout quand essaye d'éviter les lapins... ou pas.
indice : Le dimanche matin
Photo n°1 : La communauté yiddish d'Anvers
Réponse : Eh bien quand je cours le dimanche matin dans le parc d'Anvers, c'est en compagnie des yiddish qui se promènent et des lapins en liberté. Jogging dans un tableau inhabituel donc mais qui revêt avec le temps un aspect sympathique surtout quand essaye d'éviter les lapins... ou pas.
samedi 12 septembre 2009
Premiers mots
Anvers n’est pas une ville, c’est une mosaïque.
Mosaïque qui agrége quartiers, port et bâtiments dans un ensemble urbain qui trouve sa cohérence à travers des échanges et des relations humaines que l’on soupçonne d’être depuis longtemps établis. Chacun est pour ainsi dire à sa place. Aux nouveaux arrivants donc de trouver la leur, vite, au risque de passer au travers d’une ville surprenante qui semble réserver ses charmes à ceux qui tente de comprendre sa complexité.
Par ses pores cette ville transpire marins, voyageurs et trafiquants, tous attirés par cette agitation si propre aux villes mondes. Portés par leur histoire, ils y cherchent paradoxalement ce port d’attache, cette amarre qui semble leur avoir fait par le passé défaut.
De la même façon moi aussi, je cherche.
La première fois hostile, la seconde l’est un peu moins. Lentement le ressenti s’efface pour laisser place au jugement ; moins troublant mais certainement bien plus tranchant. Aussi, laissons nous le temps de voir poindre dans ces premiers mots une tendance que les optimistes comme les incongrues pourront qualifier de positive.
Les évènements glissent progressivement vers la compréhension et l’apaisement.
Mosaïque qui agrége quartiers, port et bâtiments dans un ensemble urbain qui trouve sa cohérence à travers des échanges et des relations humaines que l’on soupçonne d’être depuis longtemps établis. Chacun est pour ainsi dire à sa place. Aux nouveaux arrivants donc de trouver la leur, vite, au risque de passer au travers d’une ville surprenante qui semble réserver ses charmes à ceux qui tente de comprendre sa complexité.
Par ses pores cette ville transpire marins, voyageurs et trafiquants, tous attirés par cette agitation si propre aux villes mondes. Portés par leur histoire, ils y cherchent paradoxalement ce port d’attache, cette amarre qui semble leur avoir fait par le passé défaut.
De la même façon moi aussi, je cherche.
La première fois hostile, la seconde l’est un peu moins. Lentement le ressenti s’efface pour laisser place au jugement ; moins troublant mais certainement bien plus tranchant. Aussi, laissons nous le temps de voir poindre dans ces premiers mots une tendance que les optimistes comme les incongrues pourront qualifier de positive.
Les évènements glissent progressivement vers la compréhension et l’apaisement.
dimanche 6 septembre 2009
L’armée belge. ahah…ahah…ah.
Samedi après midi alors que je déambulais au hasard entre le parc d’Anvers et le quartier juif je tombe nez à nez avec….. l’armée belge
Attention « mauvaise foi » inside
Je vous présente l’armée belge. Grande et fier armée qui s’illustra par sa bravoure sur les champs de bataille européens en tenant à chaque fois quelques semaines contre l’armée allemande, pour le principe dira-t-on. La valeur d’une armée s’estime paraît il aux nombres d’hommes et de machines qui la composent mais aussi et il faut le souligner dans notre exemple à la prestance de ses officiers.
Ainsi je vous propose d’examiner les machines et les officiers à défaut du nombre d’hommes dont il me vient soudain la flemme d'en trouver l’ampleur dans wikipedia.
Les chars belges sont petits et mobiles, on les imagine facilement se faufiler dans les lignes ennemies pour tirer sournoisement quelques obus et filer aussitôt à l’abri tapis derrière un quelconque buisson ou monticule de terre. Le char « twingo » comme on se plaira à le nommer est la fierté de l’armée de terre belge qui revendique par cette occasion sa spécificité mobile et sa capacité à assumer ses nouvelles responsabilités dans les théâtres d’opération extérieure. Jusqu’alors utilisés comme camion de livraison blindés en Afghanistan, les chars belges méritent dans cette article la reconnaissance qui leur est due. D’ailleurs nulle ici ne doute qui si par malheur une nouvelle guerre venait à arriver, cette belle mécanique tiendrait son rang à l’égal de ses glorieux prédécesseur sur le front des Ardennes.
Les officiers belges sont eux beaucoup plus modernes qu’ils ne le laissent paraître. Sous leur vieille allure de dictateur de république bananière, on se surprend à penser que au délà de leur apparence exotique, ces officiers doivent avoir plus d’un tour dans leur moustache. Je me permets ici au passage de souligner avec quelle élégance ces officiers portent leur ray ban dans un pays où on le sait, le soleil fait chaque année de nombreuses victimes. Cette allure dénote d’une confiance en soi à toute épreuve, sauf peut être celle de la guerre diront ici les mauvaises langues.
L'armée belge aura au moins eut le mérite de me dessiner un sourire inattendu en ce samedi après midi. À l'image des soldats allemands traversant à fond de train la Belgique, il m'a soudain pris l'envie de me poser sur le bord de la route et d'apprécier le spectacle.
À l'armée belge merci.
Attention « mauvaise foi » inside
Je vous présente l’armée belge. Grande et fier armée qui s’illustra par sa bravoure sur les champs de bataille européens en tenant à chaque fois quelques semaines contre l’armée allemande, pour le principe dira-t-on. La valeur d’une armée s’estime paraît il aux nombres d’hommes et de machines qui la composent mais aussi et il faut le souligner dans notre exemple à la prestance de ses officiers.
Ainsi je vous propose d’examiner les machines et les officiers à défaut du nombre d’hommes dont il me vient soudain la flemme d'en trouver l’ampleur dans wikipedia.
Les chars belges sont petits et mobiles, on les imagine facilement se faufiler dans les lignes ennemies pour tirer sournoisement quelques obus et filer aussitôt à l’abri tapis derrière un quelconque buisson ou monticule de terre. Le char « twingo » comme on se plaira à le nommer est la fierté de l’armée de terre belge qui revendique par cette occasion sa spécificité mobile et sa capacité à assumer ses nouvelles responsabilités dans les théâtres d’opération extérieure. Jusqu’alors utilisés comme camion de livraison blindés en Afghanistan, les chars belges méritent dans cette article la reconnaissance qui leur est due. D’ailleurs nulle ici ne doute qui si par malheur une nouvelle guerre venait à arriver, cette belle mécanique tiendrait son rang à l’égal de ses glorieux prédécesseur sur le front des Ardennes.
Les officiers belges sont eux beaucoup plus modernes qu’ils ne le laissent paraître. Sous leur vieille allure de dictateur de république bananière, on se surprend à penser que au délà de leur apparence exotique, ces officiers doivent avoir plus d’un tour dans leur moustache. Je me permets ici au passage de souligner avec quelle élégance ces officiers portent leur ray ban dans un pays où on le sait, le soleil fait chaque année de nombreuses victimes. Cette allure dénote d’une confiance en soi à toute épreuve, sauf peut être celle de la guerre diront ici les mauvaises langues.
L'armée belge aura au moins eut le mérite de me dessiner un sourire inattendu en ce samedi après midi. À l'image des soldats allemands traversant à fond de train la Belgique, il m'a soudain pris l'envie de me poser sur le bord de la route et d'apprécier le spectacle.
À l'armée belge merci.
Les chars belge
Bonus
Je lance par cette occasion la rubrique bonus de ce blog qui consacre quelques-unes des spécificités de nos amis les belges. J'essayerai de la fournir au moins une fois par semaine le dimanche après midi pourquoi pas.
Sur le bandeau informatif de ce bus on peut lire la destination « putte ». Reconnaissons ici l’honnêteté à toute épreuve des belges qui assume d’aller aux puttes en groupes et en bus. Au delà de la blague évidente que je viens de faire, je souhaitais rendre un vibrant hommage aux habitants de putte et à leur fils pour avoir choisi aussi courageusement le nom de leur ville.
Sur le bandeau informatif de ce bus on peut lire la destination « putte ». Reconnaissons ici l’honnêteté à toute épreuve des belges qui assume d’aller aux puttes en groupes et en bus. Au delà de la blague évidente que je viens de faire, je souhaitais rendre un vibrant hommage aux habitants de putte et à leur fils pour avoir choisi aussi courageusement le nom de leur ville.
vendredi 4 septembre 2009
Ik sprekt netherlands
Oui j'apprends le neerlandais, la douce langue de Rembrandt et Dave...
Eh le moins qu'on puisse dire c'est que les débuts sont difficiles, les cours se veulent intensifs et l'heure et demi de travail personnel demandée quotidiennement a du mal à s'accorder avec les fêtes erasmus. Logique.
En voici un bref aperçu à la faveur de quelques enseignes



Le neerlandais est comme vous pouvez le constater une langue cousine de l'allemand. Cousine dans le sens où elle partage la même mélodieuse dissonance si je puis me permettre ce ponctuel jugement de valeur. Mais là disons que le néerlandais a surenchérit sur l'allemand, je vous laisse donc deviner le résultat. Encore plus de "uuu" de "euuuuu" et de "rtttt" à vous donner à chaque mot l'envie de cracher.
La syntaxe est tout aussi amusante, prenons par exemple le titre de l'article " ik sprek netherlands" qui laisse d'emblée l'envie de traduire par " je parle la hollande", phrase qui sonne bien évidement faux dans notre "bon français". Ce genre de raccourci laisse un goût d'inachevé et finit par renforcer l'idée que les langues latines sont quand même et de loin bien plus sympas à parler.
Bref, la langue d'Anvers est le néerlandais et je sens qu'il va falloir faire avec du moins jusqu'au vrai partiel la semaine prochaine. Optons donc pour une attitude diplomatique en considérant cette langue comme un décor culturel, propre a être de temps en temps démonté.
Eh le moins qu'on puisse dire c'est que les débuts sont difficiles, les cours se veulent intensifs et l'heure et demi de travail personnel demandée quotidiennement a du mal à s'accorder avec les fêtes erasmus. Logique.
En voici un bref aperçu à la faveur de quelques enseignes
Le neerlandais est comme vous pouvez le constater une langue cousine de l'allemand. Cousine dans le sens où elle partage la même mélodieuse dissonance si je puis me permettre ce ponctuel jugement de valeur. Mais là disons que le néerlandais a surenchérit sur l'allemand, je vous laisse donc deviner le résultat. Encore plus de "uuu" de "euuuuu" et de "rtttt" à vous donner à chaque mot l'envie de cracher.
La syntaxe est tout aussi amusante, prenons par exemple le titre de l'article " ik sprek netherlands" qui laisse d'emblée l'envie de traduire par " je parle la hollande", phrase qui sonne bien évidement faux dans notre "bon français". Ce genre de raccourci laisse un goût d'inachevé et finit par renforcer l'idée que les langues latines sont quand même et de loin bien plus sympas à parler.
Bref, la langue d'Anvers est le néerlandais et je sens qu'il va falloir faire avec du moins jusqu'au vrai partiel la semaine prochaine. Optons donc pour une attitude diplomatique en considérant cette langue comme un décor culturel, propre a être de temps en temps démonté.
Universiteit van Antwerpen
Quelques photos de l'université de laquelle je sortirai diplomé ; normalement... Moi qui ne porte pas spécialement Harry Potter dans mon coeur j'ai eut la déception de constater au détour d'une conversation entre le prix de chips au resto u et l'accent anglais des espagnols que l'architecture ressemble de loin à celle Poudlar. Une allemande y a fait référence avec enthousiasme, j'ai alors poliment sourit.




mercredi 2 septembre 2009
Ik woon in Antwerpen
Ci dessous les photos de mon "kot" à Anvers.
Un "kot"; prononcer "Kaute" et pas "Kôte" au risque d'être ridicule est une maison étudiante belge où l'on partage selon les cas cuisines, wc, douches et plus si affinités...
Pour l'instant peuplé d'ombres et de portes qui claquent, j'attends avec impatience ceux avec qui je vais partagé mon intimité les wc et douches étant pour le prix que je paye bien entendu partagés.
Voici donc le "kot" en question, cette mini barre noire au milieu en forme de légo, j'habite au premier étage... non c'est pas sur la photo j'ai le côté cour et jardin ; pour ceux qui me connaisse comment pourrait il en être autrement.






Quand j'y suis ça donne ça...
Un "kot"; prononcer "Kaute" et pas "Kôte" au risque d'être ridicule est une maison étudiante belge où l'on partage selon les cas cuisines, wc, douches et plus si affinités...
Pour l'instant peuplé d'ombres et de portes qui claquent, j'attends avec impatience ceux avec qui je vais partagé mon intimité les wc et douches étant pour le prix que je paye bien entendu partagés.
Voici donc le "kot" en question, cette mini barre noire au milieu en forme de légo, j'habite au premier étage... non c'est pas sur la photo j'ai le côté cour et jardin ; pour ceux qui me connaisse comment pourrait il en être autrement.
Quand j'y suis ça donne ça...
Préambule
Un blog c'est quand même mieux qu'ajouter des photos sur facebook, aussi par amour du bon goût comme dirait Amora (on est dijonnais ou on l'est pas ) j'ai décidé de lancer ce deuxième blog histoire d'apaiser vos inquiétudes sur comment se passent les choses pour moi à Anvers.
Au cours de cette année je serai sûrement aussi fidel à ce blog qu'Eddy Barclay à ses conqûetes feminines, vous voilà prévenu ! Le design se voudra simple et épuré je laisse bagnières originales et motifs colorés à ceux qui se reconnaîtront.
Laissons maintenant place au contenu.
Au cours de cette année je serai sûrement aussi fidel à ce blog qu'Eddy Barclay à ses conqûetes feminines, vous voilà prévenu ! Le design se voudra simple et épuré je laisse bagnières originales et motifs colorés à ceux qui se reconnaîtront.
Laissons maintenant place au contenu.
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